Bilan carbone des entreprises numériques en forte croissance : les enseignements de 2024
Le développement d’une plateforme numérique s’accompagne d’un paradoxe.
Pour aider les marques et les entreprises du secteur publicitaire à mesurer et à réduire à grande échelle les émissions liées à leurs activités médias, nous avons besoin de données. Or, leur traitement a lui-même une empreinte carbone.
En 2024, Impact Plus a connu une forte croissance, portée par l’adoption rapide de notre Environmental Sustainability Platform (ESP). Cette évolution s’est traduite par une augmentation de notre empreinte carbone. Cette hausse n’était pas due à une dégradation de nos pratiques internes, mais à une utilisation accrue de nos services, par un nombre croissant de clients et sur davantage de marchés.
Plutôt que de considérer cette évolution comme un revers, nous avons choisi d’y voir une occasion d’apprendre. Notre rapport carbone 2024, disponible ici, témoigne de cette année structurante et apporte des enseignements précieux à toute entreprise numérique en forte croissance.
Il est également important de replacer ces chiffres dans leur contexte.
L’augmentation de nos propres émissions s’explique en grande partie par l’utilisation croissante de nos plateformes par de grands annonceurs internationaux. Cette utilisation permet à ces marques de mesurer, d’optimiser et de réduire à grande échelle les émissions carbone de leurs stratégies médias.
Les réductions d’émissions obtenues par nos clients ne viennent pas « compenser » nos propres émissions. Les stratégies déployées grâce à nos outils permettent toutefois d’éviter des émissions qui dépassent largement l’empreinte de nos activités. Cet effet systémique est au cœur de notre mission : aider le secteur publicitaire à réduire son impact environnemental là où cela compte le plus.
Leçon n° 1 : la croissance numérique n’est pas neutre en carbone
Les services numériques sont souvent perçus comme immatériels. En réalité, ils reposent sur des infrastructures, des capacités de calcul, du stockage et des transferts de données, lesquels ont tous un impact carbone mesurable.
En 2024, les produits numériques sont devenus notre principale source d’émissions, représentant la majorité de notre empreinte carbone. Cette hausse était directement liée au développement de notre Environmental Sustainability Platform (ESP), qui traite des volumes de données nettement plus importants pour soutenir les stratégies de décarbonation des médias.
Cela confirme une réalité simple, mais essentielle : la croissance numérique a un coût carbone, et l’ignorer ne fait que retarder la mise en place de mesures concrètes.
Leçon n° 2 : une mesure plus précise peut révéler des émissions plus élevées
Une hausse des émissions comptabilisées ne signifie pas nécessairement une dégradation de la performance environnementale.
En 2023 et 2024, nous avons amélioré la précision de nos mesures en élargissant notre périmètre, en affinant les facteurs d’émission et en renforçant la couverture de notre scope 3. Nous avons ainsi obtenu une vision plus complète – et parfois moins confortable –, de notre empreinte carbone.
Nous reconnaissons également ouvertement les marges d’incertitude associées aux facteurs d’émission du numérique. La transparence et la rigueur scientifique sont plus importantes que des chiffres artificiellement bas. Des données fiables constituent le seul fondement de stratégies de réduction crédibles.
Leçon n° 3 : il est possible de maîtriser les émissions opérationnelles, même en cas de croissance
Tous les facteurs de croissance n’ont pas le même impact sur les émissions.
Malgré une expansion rapide de notre activité, nos émissions opérationnelles sont restées relativement stables en 2024. L’utilisation des logiciels, les télécommunications et les opérations internes ne représentaient qu’une part limitée de notre empreinte totale.
Cela montre qu’en choisissant soigneusement ses outils, en privilégiant le travail à distance et en maintenant une discipline opérationnelle, une entreprise peut maîtriser ses émissions internes tout en poursuivant sa croissance.
Leçon n° 4 : le bilan carbone est un préalable, pas une finalité
Établir un bilan carbone ne réduit pas les émissions en soi. Sans cette démarche, les efforts de réduction restent toutefois fragmentés, ponctuels ou mal orientés.
L’année 2024 a été structurante pour Impact Plus. Nous avons lancé des actions d’optimisation portant sur nos produits numériques, la gestion de nos fournisseurs et nos pratiques opérationnelles. Ces initiatives visaient des résultats durables plutôt que des améliorations immédiates et éphémères.
Si la responsabilité commence avec le bilan carbone, celle-ci ne s’arrête pas là.
Leçon n° 5 : nos outils permettent de déployer des stratégies de réduction à grande échelle
La forte augmentation de nos volumes de données en 2024 est directement liée au déploiement de stratégies de réduction pour de grands annonceurs internationaux.
Notre partenariat avec L’Oréal en est un exemple concret. Ce qui avait commencé par des campagnes pilotes a évolué vers un déploiement mondial couvrant plus de 30 marchés (découvrez notre étude de cas avec L’Oréal). Cette expansion a nécessité des méthodologies standardisées, des mesures automatisées et une optimisation continue sur des centaines de campagnes.
Ce déploiement à grande échelle auprès de plusieurs clients explique l’augmentation significative de l’utilisation de nos plateformes et des volumes de données traités. Il a également permis d’appliquer les meilleures pratiques de manière cohérente dans différentes régions, entraînant des réductions d’émissions substantielles, bien supérieures à l’empreinte de nos propres activités.
Cela ne nous dispense pas de notre responsabilité de réduire nos propres émissions. Cette situation met en évidence un double défi : améliorer continuellement l’efficacité carbone de nos infrastructures tout en maximisant l’impact positif que nous rendons possible grâce aux stratégies médias de nos clients.
Conclusion
L’année 2024 n’a pas été placée sous le signe de la perfection, mais de la clarté.
En comprenant mieux l’origine de nos émissions et les raisons de leur évolution, nous avons posé les bases d’un modèle de croissance plus sobre en carbone. Les enseignements tirés en 2024 sont essentiels pour préparer les transformations à venir.
Bilan carbone des entreprises numériques en forte croissance : les enseignements de 2024

Le développement d’une plateforme numérique s’accompagne d’un paradoxe.
Pour aider les marques et les entreprises du secteur publicitaire à mesurer et à réduire à grande échelle les émissions liées à leurs activités médias, nous avons besoin de données. Or, leur traitement a lui-même une empreinte carbone.
En 2024, Impact Plus a connu une forte croissance, portée par l’adoption rapide de notre Environmental Sustainability Platform (ESP). Cette évolution s’est traduite par une augmentation de notre empreinte carbone. Cette hausse n’était pas due à une dégradation de nos pratiques internes, mais à une utilisation accrue de nos services, par un nombre croissant de clients et sur davantage de marchés.
Plutôt que de considérer cette évolution comme un revers, nous avons choisi d’y voir une occasion d’apprendre. Notre rapport carbone 2024, disponible ici, témoigne de cette année structurante et apporte des enseignements précieux à toute entreprise numérique en forte croissance.
Il est également important de replacer ces chiffres dans leur contexte.
L’augmentation de nos propres émissions s’explique en grande partie par l’utilisation croissante de nos plateformes par de grands annonceurs internationaux. Cette utilisation permet à ces marques de mesurer, d’optimiser et de réduire à grande échelle les émissions carbone de leurs stratégies médias.
Les réductions d’émissions obtenues par nos clients ne viennent pas « compenser » nos propres émissions. Les stratégies déployées grâce à nos outils permettent toutefois d’éviter des émissions qui dépassent largement l’empreinte de nos activités. Cet effet systémique est au cœur de notre mission : aider le secteur publicitaire à réduire son impact environnemental là où cela compte le plus.
Leçon n° 1 : la croissance numérique n’est pas neutre en carbone
Les services numériques sont souvent perçus comme immatériels. En réalité, ils reposent sur des infrastructures, des capacités de calcul, du stockage et des transferts de données, lesquels ont tous un impact carbone mesurable.
En 2024, les produits numériques sont devenus notre principale source d’émissions, représentant la majorité de notre empreinte carbone. Cette hausse était directement liée au développement de notre Environmental Sustainability Platform (ESP), qui traite des volumes de données nettement plus importants pour soutenir les stratégies de décarbonation des médias.
Cela confirme une réalité simple, mais essentielle : la croissance numérique a un coût carbone, et l’ignorer ne fait que retarder la mise en place de mesures concrètes.
Leçon n° 2 : une mesure plus précise peut révéler des émissions plus élevées
Une hausse des émissions comptabilisées ne signifie pas nécessairement une dégradation de la performance environnementale.
En 2023 et 2024, nous avons amélioré la précision de nos mesures en élargissant notre périmètre, en affinant les facteurs d’émission et en renforçant la couverture de notre scope 3. Nous avons ainsi obtenu une vision plus complète – et parfois moins confortable –, de notre empreinte carbone.
Nous reconnaissons également ouvertement les marges d’incertitude associées aux facteurs d’émission du numérique. La transparence et la rigueur scientifique sont plus importantes que des chiffres artificiellement bas. Des données fiables constituent le seul fondement de stratégies de réduction crédibles.
Leçon n° 3 : il est possible de maîtriser les émissions opérationnelles, même en cas de croissance
Tous les facteurs de croissance n’ont pas le même impact sur les émissions.
Malgré une expansion rapide de notre activité, nos émissions opérationnelles sont restées relativement stables en 2024. L’utilisation des logiciels, les télécommunications et les opérations internes ne représentaient qu’une part limitée de notre empreinte totale.
Cela montre qu’en choisissant soigneusement ses outils, en privilégiant le travail à distance et en maintenant une discipline opérationnelle, une entreprise peut maîtriser ses émissions internes tout en poursuivant sa croissance.
Leçon n° 4 : le bilan carbone est un préalable, pas une finalité
Établir un bilan carbone ne réduit pas les émissions en soi. Sans cette démarche, les efforts de réduction restent toutefois fragmentés, ponctuels ou mal orientés.
L’année 2024 a été structurante pour Impact Plus. Nous avons lancé des actions d’optimisation portant sur nos produits numériques, la gestion de nos fournisseurs et nos pratiques opérationnelles. Ces initiatives visaient des résultats durables plutôt que des améliorations immédiates et éphémères.
Si la responsabilité commence avec le bilan carbone, celle-ci ne s’arrête pas là.
Leçon n° 5 : nos outils permettent de déployer des stratégies de réduction à grande échelle
La forte augmentation de nos volumes de données en 2024 est directement liée au déploiement de stratégies de réduction pour de grands annonceurs internationaux.
Notre partenariat avec L’Oréal en est un exemple concret. Ce qui avait commencé par des campagnes pilotes a évolué vers un déploiement mondial couvrant plus de 30 marchés (découvrez notre étude de cas avec L’Oréal). Cette expansion a nécessité des méthodologies standardisées, des mesures automatisées et une optimisation continue sur des centaines de campagnes.
Ce déploiement à grande échelle auprès de plusieurs clients explique l’augmentation significative de l’utilisation de nos plateformes et des volumes de données traités. Il a également permis d’appliquer les meilleures pratiques de manière cohérente dans différentes régions, entraînant des réductions d’émissions substantielles, bien supérieures à l’empreinte de nos propres activités.
Cela ne nous dispense pas de notre responsabilité de réduire nos propres émissions. Cette situation met en évidence un double défi : améliorer continuellement l’efficacité carbone de nos infrastructures tout en maximisant l’impact positif que nous rendons possible grâce aux stratégies médias de nos clients.
Conclusion
L’année 2024 n’a pas été placée sous le signe de la perfection, mais de la clarté.
En comprenant mieux l’origine de nos émissions et les raisons de leur évolution, nous avons posé les bases d’un modèle de croissance plus sobre en carbone. Les enseignements tirés en 2024 sont essentiels pour préparer les transformations à venir.